|
|
Afin de mieux situer le municipe BIDA un contexte historique et géographique; il est nécessaire de parler brièvement quels furent les développements successifs de l'implantation romaine en MAURITANIE CÉSARIENNE et particulièrement en Grande Kabylie.
En 40 A-j l’empereur CALIGULA assassina " PLOTÉMÉE " qui est le fils de JUBA II . Le royaume de ce dernier devient Provence romaine sous le nom de Provence de MAURITANIE ou pays des MAURES (elle s’étendait de l’océan à la rivière Ampsaga "Oued El Kebir"). Une inscription portant la mention de cette nouvelle date, dite de l’ère provinciale fut trouvée à Djemaa Saharidj. Dans un texte connu de "Pleine" écrit en 70, il fut mentionné l’existante dans la région de la Kabylie des 3trois villes côtières suivantes :
RVSVCCVRV (Dellys)
RVSAZVS (Azeffoun)
SALDAE (Bougie)
BIDA n'est pas encore cité mais un siècle plus tard, le géographe "PLOTÉMÉE " la nomme ainsi que les nouvelles villes de :
IOMNIVUM (Tigzirt)
RVSVPPISIR ( Taksebt)
TIGIST (Taourga)
«PLOTÉMÉE » décerne à BIDA le titre de colonia tandis que «Peutinger » sur sa carte, il la porte avec le titre de MUNICIPIUM ».
Plusieurs villages appelés «petites colonisations » se trouvaient sur les deux rives de Sebaou. Sur la rive droite(Taourga, Tikoubaine, Agouni n-Medina, Agouni Tabat) et sur la rive gauche, les municipes de BIDA et de RVHA. On d’ailleurs un peu dans chaque ville ou village cité ci-dessus des traces comme : Des pressoirs à huile caillé dans le roc, des moules de moulin à traction animal, des mortiers en pierre et des dalles de grandes dimensions.
D’une part les inscriptions de l'ère provinciale constituent une preuve de l’implantation romaine dans cette région. A BIDA une funéraire est trouvée et datée de 196/235.D’autre part, une quinzaine de monnaies du II siècle s’échelonnant des règnes de TRAJAN à Claudus Albinus, trouvées sur le site de BIDA, confirment son existence probable à cette haute époque. Rome avait délégué son autorité dans la région à des chefs indigènes, plus au moins romanisés. Mais au cours de III siècles apparaît en MAURITANIE CÉSARIENNE un groupe de tribus nommé (QIUNQUEGENTIUS) qui sont à la source de plusieurs insurrections :
1. Insurrections de 253 et 260 : elles sont réprimées par les troupes de la III legio Aupusta. Il semble que Kabylie pas le théâtre d’opérations militaires.
2. Insurrection de 289 : Il fallut que l’empereur MAXIMIEN HERCULE vienne en personne pour combattre les quinquegentiens. C’est pour les tenir en respect que MAXIMIEN aménagea à TUBUSUPTU (Tiklat) des casernements et de greniers que l’on voit aujourd’hui à El Aronia.
3. Insurrection de 370 : C’est l’insurrection de FIRMUS un chef berbère, romanisé et probablement christianisé. Il s’empara de Caesarea et d’Icosium, mais échoua devant Tipasa. Il fallut l’intervention de générale THEODOSE qui a mit trois ans pour en venir à bout. FIRMUS trahi par un de ses subordonnés, préféra s’étrangler luis- même que de se rendre en 375.
La Kabylie fut le lieu de sanglants combats. Maintenant il reste à savoir si BIDA fut fortifiée à cette époque là ou bien avant. Une chose est sure c’est qu’à époque du comte d’Afrique, il y avait 16 villes frontières, dont BIDA, cité quinzième par la Notita diguitatum.
Lagnat écrit : « Le Lines Bidensis, était établi au cœur de la Kabylie. Le chef- lieu en était la ville de BIDA qui a toujours formé le centre de l’occupation du pays. »
Les familles effectuées sur le site sont montrées en effet les vestiges de ce qu’ont pu être les défenses de BIDA : Une forteresse et, d’autre part, un poste d’observation.
*
La forteresse, dont subsiste d’épais murs de soutènement, était située à l’E-N-E de la ville sur une crampe largement dégagée face à la haute vallée de Sebaou.
*
Le poste d’observation : Il est situé la crête sud dominant parfaitement la petite ville, d’où la vue s'étendait sur toute la vallée .
Le municipe de BIDA devait son importance d’abord à l’abondance de ses sources ce qui rend donc favorable à la fixation d’une population vivant essentiellement du travail de la terre et des fruits du sol. Il le devait aussi à sa situation géographique au premier contrefort d’un massif montagneux difficile à pénétrer et exposé face au nord de la mer, en liaison facile avec les villes de la cote.
|
|