Accueil | Histoire | Ruines | Citations |DE VIGNERAL, Ruines romaines de l'Algérie, Kabylie du Djurdjura
DE VIGNERAL, Ruines romaines de l'Algérie, Kabylie du Djurdjura, Paris, 1968, pp. 48, 49.« Cette superbe position a été souvent visitée, mais jamais, à ma connaissance, décrite d’une façon complète, surtout au point de vu de ruines. A la suite des premières reconnaissances parties de Dellys jusqu’à ce point, M.Carette signalait plusieurs sources toutes couvertes de pierres de taille et, au Taksebt, les ruines d’un édifice assez bien conservé; il adoptait la synonymie avec le SYDA de la table de Peutinger. En 1957, le docteur Leclerc publia dans la revue Africaine quelques renseignements dont voici l’analyse : « Avant d’arriver à Djemaa-Saharidj par l’ouest, on rencontre un chemin étroit, pavé de grosses pierres… Plus à l’est se trouvent deux autres fontaines, également couvertes de pierres de taille ; enfin, à l’extrémité orientale de la vile, on aboutit à une petite butte sur laquelle, au milieu des tombes, se détachent plusieurs pans de murs d’un mètre de largeur, construite en petits moellons reliés par un ciment d’une grande solidité. Cette butte domine Djemaa-Saharidj et supportait probablement une citadelle… » M. Leclerc veut évidemment parler du point que les indignées appellent Taksebt, mais son orientation n’est pas tout à fait exacte : c’est l’angle sud-est que la cité romaine. Dans les «Kebaïles du Djerdjera », le capitaine Devaux consacre quelques lignes au point qui nous occupe, mais sans remarque nouvelle. Toutefois, il se prononce clairement contre l’hypothèse des voies romaines retrouvées dans le dallage kabyle. M. Aucapitaine, dans sa notice sur les Ait-Fraoucen, reproduit en grande partie les observations citées plus haut; mais il remarque avec raison que le grand bassin, construit avec de belles dalles ou des cubes à trous de mortaises, est l’ouvrage des Kabyles et assez mal joint. Il appuie beaucoup sur la position de Taksebt, dont les ruines ont du, « par leur importance et leur position, appartenir à une construction militaire »… Il signale un énorme morceau de voûte, des blocs de béton cimenté, des pierres de grand appareil et partout des traces de murailles. Un bas-relief, signalé dans les trois reconnaissances précédentes, a été transporté, en 1858, au Musée d’Alger et ce fut pendant longtemps la seule trace connue ici de sculpture. Un assez long séjour, bien que contrarié par le mauvais temps, m’a permis de recueillir ici quelques nouveaux renseignements, surtout en ce qui concerne l’étendue probable de la cité romaine, la position de sa nécropole, etc.… L’obligeance de M. le cdt. Poissonnier m’a permis de faire exécuter quelques fouilles, malheureusement sommaires, dont on trouvera le détail plus loin. » |