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E. CARETTE, Études sur la Kabylie proprement dite, Paris, 1848 ; T. II : 9 cantons : Zouaoua, IV : Beni Frouacen, p.281 :

« Les Beni Fraoucen ont pour voisins les Amroua, les Beni Iraten, les Beni Khelili et les Beni Menguellât, tribu des Zouaoua. La limite des Beni Frouacen et des Beni Iraten est un ruisseau appelé Taouft-Taler’ lour ; du côté des Beni Menguellât, il n’y a pas de limite naturelle. Le territoire des Beni Fraoucen est, en général, mamelonné ; l’accident de terrain le plus prononcé est la colline de Tak’sebt, qui n’est guère plus haut e que le Boudjeréa à Alger. Elle est située à côté de la ville la plus importante de Beni Fraoucen, DJEMA’T-ES-SAHRIDJ. On remarque sur cette colline les restes d’un édifice assez bien conservé, qui porte lui-même le nom Taksebt, (la citadelle). On trouve encore d’autres ruines dans ce pays. Ainsi prés du village de Tizi-Telga, il existe une fontaine antique, construite en pierres de taille et entourée d’un grand nombre de pierres éparses. Cependant, les ruines les plus considérables sont celles de Djema’t-es-Saharidj : on voit plusieurs sources, toutes couvertes de pierres de taille. La présence de ces différents vestiges, combinée avec le témoignage des distances, nous paraît placer à Djema’t-es-Sahridj le SYDA MUNICIPIUM des itinéraires anciens… Les Beni Fraoucen ont un marché qui est l’un des plus riches et des plus achalandés de toute la Kabylie. Il se tient à Djema’t-es-Saharidj même, à laquelle il a communiqué son nom : le Vendredi du Bassin ».